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© Jaguar Arte 2019

Tomás Saraceno au Palais de Tokyo

On air, une exposition qui éveils nos sens (au delà de leur limites ) et sollicite notre conscience dans notre ère anthropocène.

Le palais de Tokyo invite Tomás Saraceno, artiste argentin à s’approprier l’espace pour la quatrième édition des « cartes blanches » à l’automne 2018 avec l’exposition « On air ».

Tomás Saraceno occupe plusieurs rôles, celui d’alchimiste: qui transforme l’indésirable en œuvre, celui de scientifique, de chercheur, de rêveur et de militant.


L’exposition dévoile un ensemble d’éléments, réalisés avec l’intervention humaine et animale, tout en faisant appel aux nouvelles technologies.

La nature se manifeste par la mise en lumière de toiles tissées par des araignées, de la pierre, des courants d’air traversant la planète, ou encore du sel d’Uyini.



L’éphémère et des éléments subtils sont présents tout au long de l’exposition

tels des vibrations, des ondes, des particules de poussières, des jeux d’ombres , qui investissent le palais de Tokyo pour créer une expérience sensible.


Rendez -vous éclectique avec la présence aussi bien d’installations, que de photographies, sculptures, vidéos, sons, impressions, œuvres immersives, participatives et contemplatives.


Œuvres en interaction avec le public, en tenant compte de son déplacement et du mouvement de l’air que cela engendre celui du rêveur en imaginant des monde parallèles ou on l’on pourrait se transporter avec l’énergie du vent.


Trois œuvres marquantes de l’exposition et coup de cœur (personnel)


Algo-r(h)i(y)thms, œuvre qui s’étend sur l’espace d’une salle de l’exposition telle une toile d’araignée géante, habitée par quelques minutes par les visiteurs, qui participent à la création d’un ensemble de sons successifs qui se dégagent du pincement des cordes. Une improvisation musicale résulte de ces aléas de notes émises par des fils qui résonnent à une fréquence différente, certaines audibles pour l’humain.

Des stylos, des ballons, un support et des particules de carbone issues de la pollution de Mumbai auraient-ils un point en commun? Tous ces éléments sont partie intégrante de l’œuvre « Aérographies » de Saraceno.

L’artiste a suspendu à des ballons, des stylos avec des pigments de particules de carbone, qui bougent aléatoirement en fonction du mouvement de l’air créé par le déplacement des visiteurs. Des traces sont ainsi créées sur le support blanc, dévoilant ainsi l’invisible.

Ces œuvres font échos à des « Spider maps » toiles d’araignées grisâtres posées sur un support blanc créant ainsi des textures marbrées.


« Events of perception » est une œuvres qui nous permet d’entendre ce qui est invisible à nos yeux : des particules domestiques, terrestres et cosmiques. Des caméras enregistrent leurs mouvements qui sont par la suite transformés en notes musicales diffusées dans l’espace d’exposition. Ces particules se trouvent dans l’air et bougent grâce à la respiration et le mouvement du visiteur. Le monde est fait de forces et de courant subtiles révélé par cet artiste argentin.


Palais de Tokyo – 13, avenue du Président Wilson – 75008 PARIS


EMILIE BENARD